On n’a pas le terrorisme, mais on a la guerre des routes!
Combien de fois allons-nous assister passivement à ces accidents catastrophiques qui coûtent la vie chaque fois à des dizaines de citoyens sans parler des blessés? Il y a deux jours, 12 personnes ont trouvé la mort sur la route de Marrakech à cause d’une violente altercation entre un camion et un autocar transportant des touristes. 7 français, 1 suédois et 4 marocains y ont péri. Personnellement, ces accidents n’ont rien de différent par rapport aux attentats terroristes. Notre pays est tout aussi mortel que certaines parties de l’Algérie, de la colombie ou même de l’Irak. Sans exagération, nous vivons un autre type d’instabilité qui peut ruiner tous nos rêves de développements économique et touristique. Suite à cet accident, je ne serai pas étonnée qu’un pays émette des réserves sérieuses sur la destination Maroc. Après le terrorisme et le paludisme, voici venu le temps des accidents de la route comme critère de dangerosité.
Franchement, qu’est ce qui ne va pas dans notre système de sensibilisation, voire même répression, pour que des malheurs pareils surviennent? La police est partout. Je n’ai jamais vu un pays aussi policé sur les routes qu’au Maroc. Un simple dépassement vous coûte 100 ou 400 DH (selon l’humeur du policier). Le ministre débarque personnellement aux gares routières pour contrôler les véhicules. Du jamais vu. Vous allez me dire que c’est de la poudre aux yeux. Malheureusement non. Les accidents sont pris très au sérieux dans notre pays. C’est un problème de comportement des conducteurs et aussi d’infrastructures. Dans une route aussi sollicitée que Marrakech, il n’est pas normal qu’il n’y ait pas encore d’autoroutes. Je sais qu’elle est en finition. Mais le tourisme à Marrakech n’a pas attendu les cogitations des responsables des autoroutes pour se développer. Le malheur est que nos villes et régions touristiques grandissent à un point qui dépasse les plans d’infrastructures. Mais cette effervescence touristique aussi pouvait être plannifié.
A mon avis, le problème majeur reste le manque de conscience chez les conducteurs et les piétons. Nous traversons comme du bétail. Désolée, c’est la réalité. Les chauffards prennnent les doublements de véhicules pour de la rigolade, du sport ou tout bêtement pour des défis. Les Marocains ne prennent pas leur vie au sérieux. Pourquoi le gouvernement le fera-t-il pour eux?
Maintenant, nous avons 8 européens sur la conscience. Allons-nous bouger? Parions….