NBA: Boston bat difficilement Detroit, San Antonio au défi face à Los Angeles
Boston, emmené par Kevin Garnett (26 pts) et Paul Pierce (22), qui ont à eux deux inscrit plus de la moitié des points de leur équipe, a difficilement battu Detroit 88 à 79 en ouverture de la série de la finale de la Conférence Est du Championnat NBA, mardi à Boston.
De son côté San Antonio, quarante-huit heures à peine après s'être qualifié sur le parquet de la Nouvelle-Orléans, attaque mercredi sa finale de Conférence NBA face aux Los Angeles Lakers.
La rencontre entre Boston et Detroit s'est surtout jouée en défense, un secteur où les Celtics, qui n'ont à chaque fois battu, aux deux premiers tours, Atlanta et Cleveland qu'au 7e et dernier match, se sont montrés particulièrement efficaces, n'encaissant que 79 points.
Sobre et efficace, Garnett a rentré 11 de ses 17 tirs et pris 9 rebonds, se permettant de dominer sous les panneaux Rasheed Wallace (2,11 m).
Rien n'était encore fait cependant à mi-parcours (41-40). Les coéquipiers de Ray Allen ont fait le break dans le troisième quart-temps, pour compter douze longueurs d'avance au début du dernier (69-57, leur plus large avance).
"Nous ne sommes pas parvenus à trouver notre bon rythme", a regretté Flip Sanders, l'entraîneur des Pistons. "Nous n'avons pas été assez fluides en attaque et, pour tout dire, pas assez consistants".
Symbole de l'indigence de Detroit en attaque: aucun marqueur à plus de vingt points, le plus efficace, Tayshaun Prince, devant se contenter de 16 unités.
San Antonio affronte pour sa part les los Angeles Lakers mercredi en conférence NBA: un nouveau gros défi pour le champion en titre qui a prouvé que l'expérience était son meilleur atout.
"Sur ce coup-là, ils sont durs avec nous", souffle Tony Parker, contraint de remettre le bleu de chauffe dès la fin d'un duel usant face aux Hornets, où son équipe a fait étalage de tout son métier pour remporter (91-82), au moment fatidique, son premier match à l'extérieur de la série.
"Nous ne sommes pas champions pour rien, souligne le meneur français, auteur de 17 points, sur son site internet (www.tp9.net). Gagner un Game 7, c'est ce qui fait la marque des champions. Nous avons l'expérience des gros matches. A un moment donné, il fallait bien que ça joue."
Si en apparence la logique semble implacable, les Spurs ont cependant mine de rien brisé un petit tabou. Experts des années paires -champions NBA en 1999, 2003, 2005 et 2007- ils s'étaient affalés au stade des demi-finales de Conférence en 2004 et en 2006. C'est cette année la première fois qu'ils dépassent le deuxième tour en tant que tenants du titre.
"Avec Pop (Gregg Popovich, l'entraîneur) et Tim (Duncan), c'est la première fois qu'on gagne un match 7 à l'extérieur, rappelle également Parker. C'est tout de même fort. On revient de très loin. Tout le monde était très heureux dans le vestiaire. Voir tous ces sourires, j'en avais des frissons."
Une émotion qu'il faudra donc rapidement ranger dans la boîte à souvenirs car les Lakers, champions NBA en 2000, 2001 et 2002, approchent à grands pas
En saison régulière, Spurs et Lakers se sont partagés les victoires, chacun remportant ses deux matches à domicile, préfigurant ainsi la tendance lourde de ces play-off où gagner à l'extérieur devient un exploit.
Pour les Spurs, il s'agira évidemment de contrôler d'abord le MVP de la saison Kobe Bryant mais aussi de surveiller le reste de l'équipe où le danger est devenu exponentiel depuis l'arrivée de Pau Gasol.
Une nouvelle fois les Spurs ne seront pas les favoris du public américain qui fantasme déjà sur une finale entre les Lakers et les Boston Celtics, opposés à Detroit dans l'autre finale de Conférence. Mais ça, les Spurs en ont l'habitude. Pour eux, la victoire est tout ce qui compte.
AFP 2008