Contre le fanatisme
Le Maroc nest plus à labri du fanatisme et du terrorisme. Les événements du mois de mai 2003 déclinaient à peine dans nos mémoires, et voilà que ressurgisse leur esprit sombre et triste !
Ils sont jeunes, issus du même quartier : Sidi Moumen. Un lieu délaissé. A lécart de lessor que connaissent dautres régions du Maroc. La misère et la pauvreté nengendrent pas systématiquement de telles horreurs : se vider de toute son humanité pour se transformer en bombe à tuer. Cependant, elle fragilise de lintérieur, elle prédispose à lendoctrinement, à laveuglément et au meurtre
Lexplosion dans un cybercafé, fort probablement accidentelle, révèle une autre réalité. La forme nouvelle que revêt le terrorisme : la mise en réseau, le maillage et les liens virtuels comme procédé déchanges et dinteractions. Des cellules mobiles, menaçantes, susceptibles de commettre, à tout moment, des actes terroristes. Ainsi, le confirmait le juge antiterroriste espagnol Baltazar Garzon devant la commission parlementaire, chargée denquêter sur les attentats du 11 mars à Madrid.
Une telle situation requiert techniquement de nouvelles formes sécuritaires. Elle requiert aussi une approche plus globale du problème pour irriguer continuellement une identité nationale forte. Une identité construite sur la base dune modernité assumée, de valeurs démocratiques authentiques et une vision de société apaisée et consolidée par des valeurs de partage et de cohésion.
Nous sommes tous concernés dans lédification de cet idéal, afin que nous jeunes soient renforcés, nourris de tolérance, de novelles perspectives denvisager lavenir, et afin que lendoctrinement idéologique extrémiste ne soit lunique recours pour certains dentre eux.
Mounir FERRAM