Navigation

Breadcrumbs

Proche-Orient: Olmert espère un accord avec Abbas malgré sa proche démission

Le Premier ministre israélien Ehud Olmert, qui devait rencontrer dimanche le président palestinien Mahmoud Abbas, espère conclure un accord de paix, malgré l'approche de sa démission.
"Une rencontre entre Ehud Olmert et Mahmoud Abbas se tiendra en début d'après-midi à Jérusalem à la résidence officielle du Premier ministre avec la participation des chefs des équipes de négociations: Tzipi Livni (la ministre israélienne des Affaires étrangères) et Ahmad Qoreï du côté palestinien", a indiqué à l'AFP Mark Regev, porte-parole de M. Olmert.
"L'objectif reste de mener au bout le processus engagé à la conférence d'Annapolis aux Etats-Unis qui s'est tenue en novembre dernier et de parvenir à un accord historique", a ajouté le porte-parole.
Selon lui, la prochaine démission de M. Olmert, impliqué dans une série d'affaires de corruption, "n'a pas d'incidence sur les discussions".
M. Olmert doit annoncer sa démission après les primaires au sein du Kadima, son parti, prévues le 17 septembre et qui doivent permettre de désigner son successeur.
Il devrait toutefois continuer d'exercer le pouvoir pendant plusieurs mois, le temps qu'un nouveau gouvernement soit formé ou que des élections anticipées soient organisées.
Selon la radio publique, M. Olmert souhaite parvenir à un "accord cadre" qu'il pourrait présenter en compagnie de M. Abbas à la Maison Blanche le mois prochain.
Le président américain George W. Bush et la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice pressent les deux parties de parvenir à un accord d'ici la fin de l'année.
Mme Livni, favorite selon les sondages pour succéder à M. Olmert, a pour sa part exprimé ses réserves sur la conclusion rapide d'un accord. "Le facteur temps ne doit pas nous forcer à commettre de graves erreurs en tentant de combler les divergences", a affirmé Mme Livni aux journalistes.
Le ministre du Commerce et de l'Industrie Eli Yishaï, qui est le chef du Shass, un parti ultra-orthodoxe, a lui aussi critiqué l'idée d'un accord. "Ce gouvernement n'a ni le pouvoir ni la légitimé populaire pour conclure un accord avec les Palestiniens, en particulier sur Jérusalem", a-t-il dit à la presse.
Le 12 août, le quotidien Haaretz avait indiqué que M. Olmert avait proposé au président palestinien un projet d'accord prévoyant un retrait de 93% de la Cisjordanie.
En échange des 7% de cette région qu'Israël entend conserver afin d'annexer les grands blocs d'implantations --où vivent la majorité des 250.000 colons israéliens--, M. Olmert a suggéré de transférer des terres aux Palestiniens près de la bande de Gaza.
Les Palestiniens recevraient ainsi l'équivalent de 98% de la superficie totale de la Cisjordanie.
Les Palestiniens disposeraient également d'un libre passage entre la bande de Gaza et la Cisjordanie sans contrôle de sécurité israélien.
Sur le dossier des réfugiés, M. Olmert a rejeté le "droit au retour". Le projet prévoit aussi une "formule complexe" pour régler ce dossier, ajoute le journal.
A propos de l'avenir de Jérusalem-est, annexé par Israël et dont les Palestiniens veulent faire leur capitale, MM. Olmert et Abbas ont convenu de reporter les discussions, avait ajouté Haaretz.
Ces informations avaient ensuite été démenties par l'Autorité palestinienne alors que le bureau de M. Olmert s'était refusé à tout commentaire.
Haaretz est revenu à la charge dimanche en indiquant en une que M. Olmert avait proposé que des "gouvernements ainsi que des responsables étrangers", notamment des Etats-Unis, de l'Union Européenne, des Nations Unies, de la Russie et peut-être d'Egypte et de Jordanie soient associés aux négociations sur Jérusalem, sans pour autant avoir la possibilité d'imposer une solution.
"Leur rôle serait d'apporter un soutien à un arrangement conclu directement entre les deux parties", a ajouté le journal.
Dimanche, et pour la deuxième journée consécutive, le terminal de Rafah reliant la bande de Gaza contrôlée par les islamistes du Hamas et l'Egypte devait rester ouvert.
Dix-sept autobus transportant 800 personnes notamment des malades, qui doivent subir des traitements à l'étranger, des étudiants et des détenteurs de visas attendaient du côté palestinien, a précisé à l'AFP Mohammed Odwan, porte-parole du terminal.
Samedi, quelque 1.900 personnes ont pénétré en Egypte tandis que 900 autres sont passés du territoire égyptien vers la bande de Gaza, a précisé ce responsable en indiquant que le terminal devait rester ouvert jusqu'à dimanche soir.
Le terminal de Rafah est fermé quasiment en permanence depuis l'enlèvement en juin 2006 d'un soldat israélien dans une attaque à la lisière de la bande de Gaza.
Israël impose à la bande de Gaza un blocus depuis juin 2007, après un coup de force du Hamas contre le Fatah, le parti du président Mahmoud Abbas.
Ce blocus avait été renforcé en janvier 2008 pour riposter aux tirs de roquettes palestiniennes sur Israël. Depuis juin, il a été allégé après l'entrée en vigueur d'une trêve.
AFP 2008

Add comment

Le contenu de ce champ ne sera pas montré publiquement.
  • Les adresses de pages web et de messagerie électronique sont transformées en liens automatiquement.
  • Allowed HTML tags: <a> <em> <strong> <cite> <code> <ul> <ol> <li> <dl> <dt> <dd> <img>
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.
  • This code will be replaced by a mugshot image : [mugshot:item_id]

Plus d'informations sur les options de formatage

CAPTCHA
Pour lutter contre le spam, merci d'entrer le code image.
Image CAPTCHA
Copy the characters (respecting upper/lower case) from the image.